Le Sénégal.
1. Données physiques
Le Sénégal est situé à l’extrême ouest du continent africain, entre 12°5 et 16°5 de latitude Nord et 11°5 et 17°5 de longitude ouest. Il couvre une superficie de 196 712 Km2 et compte en 2009 une population estimée à 12 171 264 habitants, soit une densité de 60 habitants au Km2. Il est limité au Nord par la Mauritanie, à l’Est par le Mali, au Sud par la Guinée et la Guinée Bissau et à l’Ouest par l’Océan Atlantique sur une façade de plus de 500 km. Coincée entre sept (7) régions* du Sénégal, la République de Gambie qui occupe tout le cours inférieur du fleuve du même nom, constitue une enclave de plus de 300 km à l’intérieur du territoire sénégalais. Les îles du Cap-Vert sont situées à 560 km au large de la côte sénégalaise.
2. Données climatologiques
Le Sénégal appartient à l’Afrique subsaharienne. Le climat est de type Soudano-sahélien caractérisé par l'alternance d'une saison sèche allant de novembre à mai et d'une saison des pluies allant de juin à octobre. La pluviométrie moyenne annuelle suit un gradient décroissant du Sud au Nord du pays. Elle passe de 1200 mm au Sud à 300 mm au Nord, avec des variations d’une année à l’autre. Trois principales zones de pluviométrie correspondant à trois zones climatiques sont ainsi déterminées : une zone forestière au sud, la savane arborée au centre et une zone semi-désertique au nord.
3. Données hydrographiques
Outre l’Océan Atlantique qui le limite à l’Ouest, les ressources en eaux de surface au Sénégal sont constituées par quatre fleuves et leurs affluents auxquels s’ajoutent quelques cours d’eau temporaires. Les bassins qui traversent le Sénégal forment deux systèmes importants : les cours inférieurs du fleuve Sénégal et le cours moyen du fleuve Gambie. Le Sine Saloum et le fleuve Casamance sont de petits cours d’eau côtiers. D’autres rivières et des vallées complètent le régime hydrologique. La réalisation des Grands Barrages, Diama en particulier, que le Sénégal partage avec le Mali et la Mauritanie à travers l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), contribue à la maîtrise des ressources hydrauliques et partant au développement de l'agriculture, de l'élevage, de la navigation, de l'approvisionnement en eau potable et en énergie pour les populations.
* Les 7 régions frontalières avec la Gambie sont : Fatick, Kaolack, Kaffrine, Tambacounda, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.
4. Organisation administrative
Le Sénégal est une République laïque, démocratique et sociale qui assure l’égalité de tous les citoyens devant la loi, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion et qui respecte toutes les croyances. La Constitution consacre le principe de la démocratie en rappelant que la souveraineté nationale appartient au peuple sénégalais qui l’exerce par ses représentants ou par la voie du référendum. La forme républicaine de l’État prend appui sur le caractère démocratique du système politique marqué par la séparation et l’indépendance des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
En 2008, la loi 2008-14 du 18 mars 2008 modifie la loi 72-02 du 1er février 1972 relative à l’organisation de l’Administration Territoriale et Locale. Le Sénégal comprend désormais 14 régions dont trois nouvelles : Kaffrine, Kédougou et Sédhiou. Le nombre de départements s’accroit de 10 :
- 1 dans la région de Kaolack : Guinguinéo;
- 1 dans la région de Kolda : Médina Yoro Foulah;
- 2 dans la région de Tambacounda : Koumpentoum et Goudiry;
- 2 dans la nouvelle région de Kaffrine : Birkelane et Malem-Hodar;
- 2 dans la nouvelle région de Kédougou : Saraya et Salémata;
- 2 dans la nouvelle région de Sédhiou : Goudomp et Bounkiling.
Ainsi, il y a désormais 45 départements, subdivisés en Arrondissements, Communes, Communautés rurales et Villages. Le village ou le quartier correspond à la cellule administrative de base.
Les grandes communes (Dakar, Rufisque, Pikine, Guédiawaye et Thiès) sont subdivisées en communes d’arrondissement. Il ya 46 communes d’arrondissement au total. La région de Dakar à elle seule, c’est-à-dire ses quatre grandes communes, en compte 43.
Il y a deux modes de gestion du territoire qui se côtoient : un mode déconcentré et un mode décentralisé.
Dans le mode déconcentré, la région est placée sous l’autorité du Gouverneur, le département sous celle du Préfet et l’arrondissement sous l’autorité du Sous-préfet.
Dans le mode décentralisé, la région en tant que collectivité locale est gérée par le conseil régional, la commune par le conseil communal et la communauté rurale par le conseil rural.
Chaque niveau est dirigé par une autorité à savoir :
- un gouverneur et un président de conseil régional pour chaque région;
- un préfet pour chaque département;
- un sous- préfet par arrondissement;
- un maire par commune;
- un président par communauté rurale;
- un chef de village ou de quartier au niveau le plus périphérique.
La capitale du Sénégal, Dakar, est en même temps la capitale de la région du même nom, presqu’île de 550 km2 située à l’extrême Ouest du pays.
A la suite des révisions constitutionnelles intervenues en 2007 et 2008, il a été institué un Sénat introduisant un pouvoir législatif exercé par un Parlement bicaméral composé d’un Sénat et d’une Assemblée nationale. Dans cette même perspective, la loi n° 2008-32 du 7 Août 2008 a crée un Conseil économique et Social. Le Président de la République, Chef de l’Exécutif, est élu au suffrage universel direct. Il définit la politique de la Nation mise en œuvre par le Gouvernement à la tête duquel se trouve un Premier Ministre qu’il nomme.
5. Données économiques et sociales
Au plan économique, en 2009, le produit intérieur brut (PIB) s’élevait à 6.023 milliards de CFA, soit un PIB par tête de 494.871 CFA. Pour la même année, le taux de croissance économique s’est établi à 2,2%, après 3,2% en 2008 et 4,9% en 2007. L’indice de Développement Humain (IDH, 2005, Rapport PNUD) est de 0,499. Le taux d’inflation en 2009 est de -1,0%.
Depuis 2005 le pays s’est engagé dans une «stratégie de croissance accélérée» visant à le hisser au rang de pays émergent et reposant notamment sur la modernisation de l’agriculture et le développement de l’industrie agroalimentaire. Le plan de Retour vers l’agriculture (REVA) encourageant les jeunes et particulièrement les émigrés et les victimes de la migration clandestine à développer des projets agricoles et la Grande Offensive pour la Nourriture et l’Abondance (GOANA) entamée au cours de l’année 2008 pour répondre à la crise alimentaire témoignent de la volonté politique de l’État de faire de l’agriculture un levier important du développement économique et social.
Le secteur tertiaire (tourisme, télé services), l’industrie textile et l’habillement ainsi que les produits de la mer ont connu des développements importants. Il a également été lancé de «grands projets» destinés à combler le déficit d’infrastructures entravant le développement du pays. Des ressources importantes ont été allouées à l’éducation (40% du budget).
La priorité aux soins de santé primaires donnée au plan national s’est traduite par une distribution correcte des structures de santé. La couverture en postes de santé (≈ 1 poste pour 11 000 habitants), proche de l’objectif national, a été renforcée par des mesures complémentaires conformes aux recommandations de l’Initiative de Bamako (réduction des coûts, amélioration de la gestion, participation des populations, rationalisation de la prescription).
Ces mesures ont permis l’accès gratuit ou allégé à des prestations de santé, exécutées dans le cadre de programmes et de plans d’action tels que:
- le Programme élargi de vaccination (PEV);
- la Consultation prénatale (CPN);
- la Consultation primaire curative (CPC);
- la Prise en charge des personnes âgées (Plan Sésame);
- le Programme de Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfance;
- le Programme de prise en charge des épidémies;
- le Programme de Renforcement de la Nutrition (PRN);
- etc…
Par ailleurs, le Gouvernement accorde une priorité absolue à la lutte contre le paludisme et le VIH/sida compte tenu de l’impact de ces fléaux sur le développement humain. En effet, le Programme National de Lutte contre le VIH/sida avec une composante Orphelins et Enfants rendus Vulnérables par le VIH/sida (OEV), a enregistré des résultats satisfaisants. Le taux de prévalence du VIH dans la population en générale est estimé en 2005 à 0,70 % (EDS- 2005) et à 1,5 % au niveau des sites sentinelles.
En matière de politique de sécurité sociale, l’État du Sénégal a ratifié la Convention no102 de l’OIT et mis en place un système moderne de sécurité sociale au profit des travailleurs et des membres de leur famille. La dynamique de revalorisation des prestations amorcée depuis 2000 a permis d’enregistrer de 2002 à 2008 une augmentation des pensions de 55 % en valeur nominale et de 50 % en valeur réelle et le paiement bimensuel des pensions de retraite.
Au Sénégal, il existe des programmes et services ciblant la catégorie des personnes handicapées, notamment: le Programme d’Education avec une dimension d’éducation intégratrice qui a permis la scolarisation de certains enfants handicapés dans les écoles publiques primaires, les institutions préscolaires (type Case des Tout Petits) avec des aménagements d’environnement physique adéquat; le Centre Talibou Dabo pour la réinsertion sociale des handicapés moteurs; le Centre Verbotonal pour la réinsertion sociale des sourds muets; le Centre pour enfants handicapés visuels de Thiès. Concernant la Convention sur les droits des personnes handicapées, la loi autorisant le Président de la République à ratifier ce texte a fait l’objet d’un examen par le Parlement sénégalais et c’est ainsi que l’Assemblée nationale l’a adopté en sa séance plénière du 26 octobre 2009 et le Sénat en sa séance plénière du 20 novembre 2009.
Le Gouvernement sénégalais a mis en œuvre plusieurs initiatives en vue de réduire la pauvreté et soutenir les familles démunies :
- fonds de Développement Social;
- programme d’Appui à la Réduction de la Pauvreté (PAREP);
- programme de Lutte contre la Pauvreté (PLCP);
- fonds de solidarité nationale;
- etc…
Source : ANSD - Edition 2009

